Institut National Supérieur
des Sciences Agronomiques,
de l'Alimentation et de l'Environnement

EUROPE et INTERNATIONAL

EUROPE

Dans un contexte régional très impliqué et en collaboration étroite avec les collectivités locales, les institutions et de nombreux opérateurs de la société civile, AgroSup Dijon est depuis fin 2005 lancé dans une démarche résolument favorable aux échanges et aux partenariats avec l’ensemble des Etats membres de l’Union européenne.

Avec l’élargissement à vingt cinq et la demande croissante de mobilité et d‘échanges, l’Etablissement a souhaité se doter, d’une structure spécialement en charge des affaires européennes.

La nouvelle Délégation Communication Europe International (D.C.E.I.), doit notamment :

  • permettre aux étudiants de bénéficier davantage de l’ensemble des dispositifs communautaires mis en œuvre en leur faveur,
  • promouvoir et rendre attractives aux échelons européen et international, les spécificités de l’enseignement supérieur agronomique en s’appuyant sur un ancrage régional fort et reconnaissable (Pôle Dijonnais : Economie et Sociologie des Territoires, Sciences du Goût et de l'Alimentation, Sciences de l'Evolution et de l'Ecologie, Grand Campus…)
  • instaurer un système de veille et communiquer sur l’ensemble des problématiques liées aux évolutions de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la formation dans les secteurs de l’agriculture, de l’environnement et du développement durable incontournables à l’horizon 2007-2013.

En mars 2000, les dirigeants européens ont donné pour engagement à l’Union européenne de devenir, d’ici à 2010, « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale, dans le respect de l’environnement ».

La « stratégie de Lisbonne» comme elle fut bientôt baptisée, a depuis incité l’ensemble des Etats membres à conduire une série de réformes globales et interdépendantes. L’idée étant que les actions menées par l’un des États sont d’autant plus efficaces que les autres agissent de concert.

Cinq domaines politiques majeurs sont ciblés :

  • la société de la connaissance
  • le marché intérieur
  • l’environnement des entreprises
  • le marché du travail
  • l’environnement durable.

Développer la société de la connaissance constitue un défi majeur et par l’intermédiaire de ses programmes d’éducation et de formation, l’Union offre des leviers permettant d’atteindre directement l’ensemble des citoyens. Aucune autre activité communautaire ne touche autant de personnes, d’une manière aussi directe, chaque année.

Les programmes contribuent à la modernisation des systèmes d’éducation et de formation des États membres et incitent les personnes à améliorer leur pratique professionnelle; en bref, ils aident l’Union dans son ensemble à atteindre les objectifs de Lisbonne.

C’est dans ce contexte que le « Pacte européen pour la jeunesse » a été adopté lors du Conseil européen des 22 et 23 mars 2005. Ce Pacte place définitivement l’amélioration de l’éducation, de la formation, de la mobilité, de l’insertion professionnelle et de l’inclusion sociale des jeunes européens parmi les priorités de l’Union.

Différents volets d’action sont prévus (Service volontaire européen, programmes : Capital avenir, Initiatives en faveur des jeunes, Jeunesse pour l’Europe) et le Conseil a surtout proposé d’intégrer davantage les différentes actions déjà en cours en soutenant la mise en place d’un programme d’action intégré dans le domaine de l’éducation et de la formation tout au long de la vie.

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/site/fr/com/2004/com2004_0474fr01.pdf

 


Le programme d’action intégré

dans le domaine de l’éducation et de la formation tout au long de la vie compte quatre programmes spécifiques :

  • Comenius, pour les activités d’éducation générale intéressant les écoles jusqu’à la fin du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ;
  • Erasmus, pour les activités d’éducation et de perfectionnement dans l’enseignement supérieur ;
  • Leonardo da Vinci, pour tous les autres aspects de l’enseignement et de la formation professionnels ;
  • Grundtvig, pour l’éducation des adultes.
  • Un programme « transversal » permettant de prendre spécifiquement en compte l’apprentissage des langues et les activités liées aux technologies de l’information et de la communication (TIC) lorsque ces aspects sortent du champ des programmes spécifiques, est également prévu.

Ce programme doit également permettre d’assurer un travail de diffusion plus substantiel que par le passé.

  • Un programme « Jean Monnet » vise en outre à soutenir les actions liées à l’intégration européenne et les institutions et associations européennes oeuvrant dans les domaines de l’éducation et de la formation.


Le programme intégré s’ouvre de façon déterminée à l’échelon international et le texte prévoit que la Commission peut coopérer avec les pays tiers et avec les organisations internationales compétentes, en particulier le Conseil de l’Europe, l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

L’approche intégrée vise d’une part, à préserver l’indispensable continuité avec l’expérience du passé, d’où son architecture basée sur les grands modèles d’organisation de l’éducation et de la formation communs à tous les États membres et d’autre part, à accroître la cohérence et les synergies entre toutes ses composantes.

Une augmentation substantielle de volume et d’efficacité par rapport aux années précédentes est souhaitée par l’ensemble des États membres et les perspectives financières détaillées pour 2007-2013 prévoient :

– la participation d’un élève sur vingt à des actions Comenius entre 2007 et 2013 ;

– 3 millions d’étudiants Erasmus d’ici 2011 ;

– 150 000 stages Leonardo d’ici 2013 ;

– 25 000 actions de mobilité Grundtvig d’ici 2013.

Des travaux d’harmonisation sont partout lancés pour rendre possible la libre circulation des personnes, la reconnaissance mutuelle des expériences, des diplômes et des formations :

  • Le système européen de crédits : (European credit transfer system : E.C.T.S.), garantit la reconnaissance mutuelle des diplômes, sur la base d’une unité d’enseignement commune. Une année académique égale soixante crédits, soit trente crédits par semestre d’études représentant un volume d’heures de cours, de travaux dirigés, de travaux pratiques et d’heures de travail personnel.

  • Le modèle L-M-D : Licence (bac + 3), Master (bac + 5), Doctorat (bac + 8), propose une architecture commune qui pourrait permettre d’harmoniser les diplômes universitaires en « 3-5-8 », permettant aux étudiants européens de voir leurs diplômes reconnus dans quarante États.

  • L’EUROPASS atteste d’un parcours européen de formation. Il est reconnu dans tous les pays de l’Union (depuis 2000, plus de 10 500 livrets ont été délivrés en France). http://europass.cedefop.europa.eu/

  • La reconnaissance de diplômes, par le biais du réseau NARIC (National Rehabilitation Information Center) se développe. Les centres NARIC nationaux ont pour mission d’aider les étudiants à suivre les procédures de reconnaissance académique des diplômes mises en place par chacun des pays d’accueil.

 

Pour plus d’informations : http://europa.eu/pol/educ/index_fr.htm

Contact : europe.agrosupdijon@agrosupdijon.fr


INTERNATIONAL

Enseignement supérieur et coopération internationale

La coopération internationale s'inscrit dans les missions de l'enseignement agricole. Elle a pour but de donner une dimension internationale aux enseignements (intégration dans les programmes), aux formateurs, aux équipes de recherche et surtout aux cursus des élèves, apprentis ou étudiants.

Cette composante de la formation dispensée dans les établissements agricoles est indispensable pour former des professionnels et des citoyens conscients des enjeux économiques, sociaux et culturels du monde contemporain.

Les actions sont :

  • des stages et des voyages d'études à l'étranger pour les jeunes et les formateurs (4200 bourses du ministère distribuées chaque année),

  • des formations croisées permettant d'obtenir des doubles diplômes, des échanges avec les communautés éducatives et scientifiques,

  • des projets conduits avec les partenaires étrangers : projets de solidarité internationale s'appuyant sur la formation, projets économiques (portant notamment sur le développement rural, l'alimentation, les techniques agricoles), projets culturels…

  • des actions entre établissements (programmes de formation, stages en entreprise, modules communs…)

  • des missions d'experts de l'enseignement agricole français intervenant dans les domaines techniques, la formation ou l'éducation au développement.

 

 

Drapeaux chinois

Ces actions s’articulent avec les priorités du ministère des affaires étrangères français

qui accorde une importance croissante, au sein de la coopération internationale, à l’enseignement supérieur et à la recherche dans un monde où la production des savoirs est désormais le moteur du développement économique mais aussi le creuset de nouvelles inégalités.

Le ministère a pour mission essentielle, dans ces deux domaines, de conforter la compétitivité de la France sur la scène internationale et d’affirmer sa vocation traditionnelle de partenaire du développement du Sud.

Fédérateur de volontés et créateur de synergies par vocation, il inscrit aussi sa stratégie dans un cadre interministériel en étroite collaboration avec le ministère de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche, les institutions universitaires et de recherche et les acteurs privés avec le triple souci d’assurer la coordination à l’international d’initiatives parfois dispersées, de veiller à l’adéquation de l’offre française avec les besoins exprimés par les partenaires étrangers et de stimuler l’émergence de projets novateurs.

Dans son action internationale au service de l’enseignement supérieur et de la recherche, le ministère des Affaires étrangères s’appuie plus particulièrement sur le réseau des conseillers et attachés pour la science et la technologie et la coopération universitaire dont le périmètre autrefois limité aux grands pays industrialisés s’étend progressivement aux pays émergents.

3 axes stratégiques ont été retenus :

  • La formation des jeunes élites en France comme à l’étranger ;
  • La construction de réseaux et partenariats scientifiques ;
  • L’attention portée aux problèmes spécifiques du Sud, dans le cadre des enjeux du développement durable ;

s’appuyant sur :

  • Une politique active de promotion de l’enseignement supérieur et de facilitation de l’accueil, conduite par l’agence ÉduFrance en liaison avec les postes diplomatiques et les établissements.

  • Des efforts faits en matière de bourses d’étude, notamment grâce au programme des bourses d’excellence EIFFEL ouvert dans les trois filières des sciences de l’ingénieur, de l’économie et de la gestion, du droit et des sciences politiques, au programme MAJOR qui vise à assurer un continuum de formation en France pour les élèves les plus brillants des lycées français de l’étranger, et au programme DUO, monté avec des pays asiatiques qui accompagnent des échanges croisés entre étudiants, enseignants, chercheurs, et grâce aux bourses allouées par les postes diplomatiques.

  • La formation sur place des jeunes élites grâce à la création de plus de 200 filières francophones, principalement en Europe de l’Est , mais aussi en Asie et au Proche Orient et en Afrique.

  • La mise en place de l’espace européen du savoir, en incitant l’ensemble des universités à mieux s’insérer dans les réseaux européens en train de se mettre en place.

Recherche et coopération internationale

Le ministère des Affaires étrangères mène une politique de coopération scientifique qui favorise la mobilité des chercheurs, le développement des échanges et le montage de partenariats qui vise, d’une part, la mise en place de plate-formes scientifiques régionales et, d’autre part, des programmes de recherche en réseau.

  • Approfondissement du partenariat avec les grands pays industrialisés, notamment dans le cadre de l’espace européen de la recherche sans oublier le renforcement des programmes scientifiques avec les pays candidats.

  • Développement des coopérations avec les grands pays émergents d’Asie et d’Amérique Latine. 3 pays cibles - Chine, Inde, Brésil - font l’objet de nouveaux programmes scientifiques et d’appuis significatifs pour la formation des jeunes doctorants.

  • Soutien à la recherche au Sud dans le cadre de la zone de solidarité prioritaire avec des projets visant à la structuration des organismes de recherche et au renforcement des capacités scientifiques du Sud.

  • Au-delà de ces priorités géographiques, la France accorde, de longue date, une attention particulière à la recherche en sciences sociales et archéologie à travers les 28 centres de recherche et les quelque 150 missions archéologiques qu’elle soutient à travers le monde.

Dans ce contexte foisonnant l’Enesad concentre son action sur quelques zones géographiques prioritaires définies en tenant compte des orientations arrêtées au niveau régional. L’Etablissement facilite la mobilité sortante de ses étudiants et des chercheurs et travaille au renforcement de l’attractivité du Campus bourguignon.

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